Birdwatch : Le Nouvel Outil Contre La Désinformation De Twitter | Millénia
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Birdwatch : le nouvel outil contre la désinformation de Twitter

Birdwatch, lancé le lundi 25 janvier par Twitter aux États-Unis, est un nouvel outil permettant de lutter contre la désinformation. En effet, Twitter est un réseau social géant et mondialement connu. En effet, celui-ci comptabilise plus de 325 millions d’utilisateurs. C’est pourquoi il a décidé, cette année, de prendre les choses en main : il ne souhaite plus être le seul maître et détendeur de la vérité. Désormais, les utilisateurs de Twitter ne seront pas seulement spectateurs mais acteurs grâce à Birdwatch.

Bien que le programme soit encore très récent et en phase de construction avant sa mise en route sur Twitter, Millénia, votre agence de communication à Bordeaux, vous propose aujourd’hui de plus amples explications à son sujet.

 

Portable avec Twitter et Birdwatch

Crédits photo : LIONEL BONAVENTURE / AFP

Birdwatch au service de la lutte contre la désinformation

La désinformation est un véritable fléau, bien connu des réseaux sociaux. Celle-ci correspond à l’utilisation des techniques de l’information de masse pour induire en erreur, cacher ou travestir les faits. Elle a, malheureusement, de multiples facettes. Elle sert, par exemple, par l’entremise de certains médias les politiques, les religions, les pouvoirs militaires, les entreprises, les médias eux-mêmes…

La désinformation est en fait un outil qui a des effets néfastes et qui surtout, est de plus en plus dur à identifier. Bien que la plupart des internautes aient pris l’habitude de prendre du recul par rapport aux informations qu’ils reçoivent en croisant et en comparant les sources, la désinformation est de nos jours si bien façonnée qu’elle peut aisément passer à travers les mailles du filet.

 

Le lancement de Birdwatch

Birdwatch, que l’on pourrait traduire en français par « surveiller les oiseaux » doit permettre de signaler des messages et d’y ajouter des notes de contexte.

Pour le moment, la plateforme Birdwatch a été mise en place aux États-Unis pour permettre aux contributeurs volontaires de s’y inscrire et de participer aux premières phases de sa construction, avant sa mise en route sur Twitter. Seuls les volontaires qui n’ont pas récemment violé les règles d’utilisation de Twitter pourront être admis. C’est pourquoi Birdwatch a précisé : « Si nous avons plus de volontaires que de place, nous admettrons des comptes aléatoirement, en donnant la priorité aux comptes qui ont plus de chances de participer car ayant été récemment actifs sur Twitter, et ceux qui ont tendance à suivre et réagir à des tweets différents de ceux des autres participants ».

 

Le bannissement de Donald Trump

La société Twitter, basée dans la ville de San Francisco, a récemment pris l’une des mesures les plus radicales et controversées de son histoire. Vous en avez certainement déjà entendu parler : le réseau social a décidé de suspendre l’ancien président américain Donald Trump, car celui-ci avait incité à la violence lors des émeutes du Capitole le 6 janvier dernier.

Jack Dorsey, le fondateur et patron de Twitter, estime que cette décision de suspension était la « bonne » mais qu’elle constituait également un « échec de notre part à promouvoir une conversation saine ». « Cela établit un précédent qui me semble dangereux : le pouvoir qu’un individu ou une entreprise a sur une partie de la conversation publique mondiale » a-t-il admis.

Tout le monde savait que le réseau social Twitter était le principal outil de communication du milliardaire républicain, qui s’en servait quotidiennement pour s’adresser de manière directe à ses millions d’abonnés. L’ancien président a aussi été suspendu de Facebook, Snapchat et Twitch, suscitant des réactions indignées de la part de chefs d’État ou d’ONG inquiètes de la puissance accumulée par les réseaux sociaux sur la liberté d’expression.

Twitter ne veut plus assumer seul le rôle d’arbitre de la vérité. C’est pourquoi le réseau social a lancé le lundi 25 janvier un nouvel outil de lutte contre la désinformation faisait directement appel aux utilisateurs, deux semaines après avoir vanné Donald Trump de sa plateforme. Cette décision met en exergue le pouvoir de Twitter en terme de régulation de la liberté d’expression.

 

Portable montrant le compte Twitter de Trump suspendu

Crédits photo : JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty images via AFP

Des tweets notés par la communauté

Le fonctionnement de Birdwatch est très simple. Afin de lutter contre la désinformation, le programme fait directement appel aux utilisateurs volontaires qui peuvent désormais signaler des messages et y ajouter des notes de contexte qui seront lisibles uniquement sur un site séparé dans un premier temps.

 

Des explications fournies par Keith Coleman

« Notre objectif est de rendre ces notes visibles directement en-dessous des tweets pour le public mondial de Twitter, quand il y aura un consensus au sein d’une base de collaborateurs large et diverse » a précisé Keith Coleman, un vice-président de l’entreprise dans un communiqué.

D’après une enquête préliminaire menée par le géant réseau social, « les usagers apprécient que les notes viennent de la communauté (plutôt que de l’autorité centrale de Twitter), et le fait que les notes apportent du contexte pour les aider à comprendre et évaluer un tweet (plutôt que de se concentrer sur des étiquettes comme « vrai » et « faux ») » a-t-il ajouté.

« Nous savons que construire un système comme celui-ci, fondé sur la communauté, va poser de nombreux défis – il faut qu’il soit résistant aux tentatives de manipulation pour qu’il ne soit pas dominé par une majorité simple de contributeurs ou des préjugés », a encore indiqué M. Coleman. Au vu de la forte polarisation des opinions sur les réseaux sociaux, le défi est de taille.

 

 

En conclusion, nous pouvons, sans trop nous tromper, penser à un avenir prometteur de Birdwatch. Non seulement cet outil fait l’unanimité auprès des utilisateurs de Twitter, mais il permet également de contrer un problème qui devenait de plus en plus important sur le réseau social : la désinformation. Le géant a une part de responsabilité dans les messages qui sont véhiculés grâce, ou à cause, de lui. Étant donné sa notoriété, il devenait indispensable de trouver une solution pour lutter contre la désinformation qui devient de plus en plus difficile à identifier. 

De plus, Birdwatch apprend aux internautes à davantage comparer et croiser les sources d’une information véhiculée sur Twitter afin de donner un contexte clair et précis et à cette information. Dans un sens, grâce à Birdwatch, Twitter responsabilise de plus belle ses utilisateurs.

Que nous l’avons dit précédemment,  Birdwatch est encore en phase de construction et seulement aux États-Unis. Nous ne savons pas encore quand est-ce qu’il rejoindra officiellement Twitter, ni quand cet outil apparaîtra en Europe.

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Elena Fontanini

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