Un Maintien De La Censure D'Internet En Chine | Millénia
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Un maintien de la censure d’Internet en Chine

La censure d’Internet, en république populaire de Chine, est conduite par le biais de plusieurs lois. En accord avec ces lois, des règlementations ont été menées par les gouvernements chinois et elles sont mises en application par les fournisseurs d’accès à Internet, ainsi que par les entreprises et les organisations contrôlés par ces gouvernements. L’appareil de contrôle d’Internet en Chine est considéré comme le plus étendu et le plus avancé que dans n’importe quel autre pays du monde. Les autorités gouvernementales ne bloquent pas uniquement le contenu de certains sites, mais elles sont capables de surveiller l’accès à Internet de chaque personne.

C’est pourquoi, après un article sur Baidu le moteur de recherche chinois et l’utilisation des données personnelles en Chine, Millénia agence de communication Bordeaux va aujourd’hui vous parler de censure d’Internet.

 

Portable verrouillé sur la Chine, symbolisant la censure

Crédits photo : tanaonte – stock.adobe.com

La censure d’Internet et sa base légale

L’instauration de la censure d’Internet est complexe. Ce qu’il faut retenir c’est que le contexte politique et idéologique de cette censure trouve son origine au début des années 1980 sous Deng Xiaoping. En effet, le Parti communiste chinois souhaite protéger ses valeurs et ses idées politiques de l’influence d’autres idéologies. C’est pourquoi, après l’arrivée d’Internet en Chine en 1994, il s’ensuit de nombreux changements, devant sans cesse s’adapter aux évolutions technologiques du reste du monde. Mais le système de censure chinois continue de s’organiser avec plusieurs règlementations qui tentent de réduire un maximum l’espace de liberté de millions d’internautes. Voici quelques exemples :

  • La Règlementation temporaire pour la gestion de la connexion au réseau international d’information ;
  • L’Ordonnance pour la protection de la sécurité des systèmes d’information informatiques ;

En somme, les officiels de l’État ont un accès total à toute information sensible qu’ils souhaiteraient obtenir des fournisseurs de services Internet.

 

Une censure d’Internet massive, orchestrée par Pékin

En janvier 2019, les autorités chinoises ont imposé de nouvelles règles très strictes de censure sur Internet concernant les contenus vidéo qui ont touché près de 600 millions d’utilisateurs chinois. Afin de faire respecter la censure, des dizaines de milliers de censeurs sont collées à leur écran nuit et jour afin de repérer, cibler et communiquer à la sécurité publique des contenus jugés trop inacceptables rédigés dans les messageries personnelles chinoises. En effet, durant l’année 2019, un pas supplémentaire a été franchi en visant directement les sites Internet et les plateformes qui ont été jugées responsables de la mise en ligne de vidéos qualifiées de « nuisibles« .

Si la censure a toujours existé, elle a pris une dimension encore jamais vue avec l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir. Celle-ci s’adapte à l’évolution technologique des ordinateurs et téléphones portables. Les internautes chinois ont pour principale interdiction de parodier les leaders chinois sur Internet.

 

La Chine censure le quart des médias étrangers présents sur son territoire

La Chine bloque déjà depuis des années les sites étrangers comme Facebook, Google, ou encore Twitter. Mais désormais, c’est près d’un quart des médias étrangers présents en Chine qui ne peuvent pas y être diffusés. Libération, Le Monde, The Economist, le Spiegel, The Hindu, El Pais, le Guardian, la BBC, le New York Times… leurs sites Internet y sont bloqués par les autorités, affirme une étude réalisée par le site GreatFire, pour le compte du FCCC, le club des correspondants étrangers.

L’étendue de cette censure, qui a été révélée le mardi 22 octobre 2019, paraît contradictoire avec l’attachement proclamé de Pékin à l’ouverture du cyberespace.

 

Google censuré en Chine

Crédits photo : clubic

Une censure d’Internet maintenue et amplifiée avec le Coronavirus

Comme nous le savons, il est courant pour les géants chinois de l’Internet de censurer des contenus considérés comme « sensibles » au niveau politique, mais l’épidémie du Covid-19 a permis l’occasion d’un net durcissement de la censure.

De la censure sur les réseaux sociaux

D’abord, une vague de colère a été déclenchée sur les réseaux sociaux chinois le 6 février 2020 avec la mort de Li Wenliang, médecin lanceur d’alerte de Wuhan, prônant la liberté d’expression et critiquant les dirigeants de la région de Wuhan. Bien évidemment, le gouvernement chinois a rapidement repris le dessus en épurant la toile de ces inhabituels messages.

Puis, pendant des semaines, la Chine a censuré toute référence au Coronavirus, et ce bien avant que le président Xi Jinping ait publiquement révélé la gravité de l’épidémie.

Des mots-clés bloqués

Une étude de Citizen Lab, un institut spécialisé dans le contrôle de l’information rattaché à l’Université de Toronto démontre que la messagerie WeChat, qui compte plus d’un milliard d’utilisateurs, ainsi que la plateforme de streaming vidéo YY ont bloqué, en fin décembre, des mots-clés comme « virus », ou des phrases comme « pneumonie inconnue du Wuhan« . Au total, plus de 500 mots-clés et phrases ont été bloqués entre fin décembre et mi-février.

La censure toujours au service du communisme

C’est dans ce contexte sanitaire qu’est entrée en vigueur une nouvelle directive durcissant davantage la censure, le 1er mars 2020. Cherchant à réguler les contenus sur l’Internet chinois, elle rend responsables les plateformes des informations que les internautes diffusent et doivent notamment interdire les contenus sensationnalistes, remettant en cause l’unité de la nation chinoise ou s’opposant aux valeurs fondamentales de la constitution.

En revanche, les producteurs de contenus sont encouragés à propager des contenus relatifs à la « pensée de Xi Jinping » ou visant à augmenter l’influence internationale de la Chine.

 

 

 

En conclusion, il apparaît très clairement que le gouvernement de la république populaire de Chine défend ses droits à censurer Internet en déclarant que le pays a le droit de gouverner Internet selon ses propres règles à l’intérieur de ses frontières. En effet, le pays est connu pour son contrôle de l’information en ligne. C’est à coup d’intervention éditoriale et de déploiement d’armées d’internautes pro-pouvoir que le le parti communiste mène une guerre d’information.

Mais malgré l’étendue de cette censure d’Internet, la Chine assure vouloir promouvoir l’ouverture du cyberespace, ce qui est, nous vous l’accordons, totalement contradictoire.

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Elena Fontanini

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